L’OMS décrit la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité« . En naturopathie, la santé dépend de quatre paramètres :
Ce dernier point est crucial pour contribuer au maintien et à la restauration d’une santé à long terme. Mais, de quelle alimentation parlons-nous ? Certains prônent le végétarisme, d’autres l’alimentation dissociée, le crudivorisme etc. Une alimentation équilibrée doit permettre de bénéficier à notre santé tout en nous permettant de faire société. En effet, le moment du repas est un moment important de liens sociaux, tout en profitant des goûts et senteurs des plats qui contribuent au plaisir gustatif et olfactif. Ces deux plaisirs sont à la base de l’envie de Vivre et de l’amour de la Vie.
Une alimentation naturelle inclut des aliments cultivés ou des animaux élevés dans des conditions écologiques. On réduit les traitements au minimum pour éviter les effets nuisibles des produits phytosanitaires ou des antibiotiques sur notre santé. On prépare ces aliments avec le moins de transformation possible. En effet, on reconnaît maintenant que les produits phytosanitaires imitent nos hormones féminines ou masculines. Cela augmente notamment les risques de cancer hormono-dépendants ou de maladies telles que les kystes, fibromes mastoses, etc. Par ailleurs, le raffinage excessif des céréales ou du sucre complet en sucre blanc appauvrit notre apport en oligoéléments. Nos cellules ont besoin de ces molécules pour fonctionner biochimiquement.
L’alimentation individualisée signifie manger en fonction de notre rythme de vie, qu’il s’agisse de travail extérieur ou intérieur. Elle tient également compte de notre typologie, qu’on soit mince ou charpenté, du climat, qu’il soit froid ou chaud, et de notre âge, que ce soit bébé, enfant, adolescent, adulte, femme enceinte, femme allaitante ou personne âgée. Elle prend en compte notre fonctionnement endocrinien, incluant l’état sanitaire de nos surrénales et de notre thyroïde, ainsi que la nécessité de prendre ou de perdre du poids. Enfin, elle considère nos habitudes acquises, comme le petit chocolat ou le petit vin qui nous fait du bien.
Alimentation mesurée signifie manger à notre faim ni plus, ni moins, pour éviter notamment les fatigues digestives et cellulaires. On évitera la suralimentation régulière qui est un des facteurs de fatigue digeste menant à la fatigue physiologique et à l’affaiblissement immunitaire. En effet, le corps ne peut dispatcher son énergie interne sur tous les organes pour un fonctionnement optimal. En cas de digestion lourde, toute l’énergie du corps est mise sur la digestion et donc prélevée sur le reste.
Digeste signifie un repas qui évite les épisodes de grignotage, les aliments indigestes et les associations alimentaires à l’origine de mal digestions. Le grignotage enclenche des digestions récurrentes qui fatiguent les organes digestifs. Il mène aussi à la fatigue chronique, aux troubles digestifs divers et variés ainsi qu’aux inattentions psychiques en autres. Les indigestions et mal-digestions chroniques peuvent être à l’origine de troubles ORL récurrents par hyperhémie stomacale, à l’origine de production de mucus.
L’alimentation omnivore signifie consommer des protéines deux fois par jour et des féculents trois fois par jour pour éviter les hypoglycémies et maintenir un poids stable. En effet, l’absence de protéines ou de féculents (cf. régime dissocié), conduit le plus souvent à la fonte musculaire et à la perte de poids sur le long terme. Par contre, en cas de maladies inflammatoires ou auto-immunes, il peut être intéressant d’enlever toute consommation de laitages, qui sont à la base de processus pro-inflammatoires. On résout la question du calcium par un apport de protéines, deux fois par jour, pour stabiliser la trame osseuse constituée de calcium et de magnésium, entre autres.
Au-delà des idéologies ou idées toutes faites, le rééquilibrage alimentaire développé par Robert Masson (dit aussi réglage alimentaire) permet :
Bien évidemment, dans les soucis de poids, la part psycho-émotionnelle devra aussi être analysée. Cela aide à maintenir ou retrouver un poids de forme. Rappelons que le poids de forme est celui dans lequel on se sent bien. Ce n’est pas le poids idéal recommandé par notre IMC.
En pratiquant et en préconisant une alimentation saine depuis plus de 20 ans, j’ai constaté qu’elle a bien souvent réduit et/ou limité les effets et symptômes de nombreuses pathologies. Cette affirmation est basée sur l’expérience et l’observation et non sur des croyances ou des dogmes. Par ailleurs, aujourd’hui, de nombreuses études ont déjà prouvées les bienfaits d’une alimentation saine sur la santé.
Lors des consultations, une alimentation équilibrée sera toujours intégrée au traitement naturopathique en première intention, avant de donner un traitement. Il est prioritaire dans le traitement mais, bien évidemment, je m’adapte aux contraintes de mes patients. En effet, un rééquilibrage alimentaire nécessite de la motivation, cela n’est d’aucune utilité si cela est perçu comme une contrainte. Le patient doit rester l’artisan de son propre traitement pour des bénéfices durables dans le temps et pour son propre bien-être.
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